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Vendredi 29 août 2008
- je suis drunk!! j'veux un calin! qu'on m'touche les seins!!! lalalallllalallala
-
bah désolé mais a mon grand malheur je ne peux rien pour toi, je suis pas dans la region parisienne en ce moment.
-
lalalalalalllaaalllalalala je vais aller tocquer chez mon voisin pour lui faire un calin, meme s'il est vieux et qu'il pue du caleçon lalalalalalala
-
bah vazy. moi jai passé la journée à la crémation de ma grand mere.
- ha... ça fait desaouler d'un coup ça!
Par Ren - Publié dans : Ren-Potos
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Vendredi 29 août 2008
- slt renyan depuis le temps que tu me dis que tu vas venir, tu veux pas venir now ?
- euh t'es pas censé avoir un mec toi?
- Je suis en couple libre et mon mec est en vacances, dc voila !!
- hé bé... c'est beau la jeunesse tien mdr. sert pas a grand chose d'etre en couple si c'est pour etre couple libre, autant etre celib, y'a pas les emmerdes ^^ bah sinon tu vas rigoler hein (koike c'est super moyennement drole) mais je suis pas en region parisienne en ce moment. (et la je laisse monter le suspens avant d'expliquer pourquoi).
- tu m'en veux cest pas possible mdr xD

- tu diras ça à ma grand mère décédée samedi (ca c'est le coup de grâce kelly)

Ca, c'est ce qui s'appelle un rateau.
Par Ren - Publié dans : Ren-Potos
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Mardi 29 juillet 2008
I fail to impress you, and you
Feel free to abuse me
All has been in vain
We're through

So please stop pretending
As I spent a wasteland on you

Words have been spoken
My chains have been broken
This street has an end
I have failed
Never will again

My life was invaded by you
This image of straws that break against the wind
We're through
But the world keeps spinning endlessly (awake)...

Get off my shoulders
Unleashed
On my dreams
In deadlands wasting

Words have been spoken
My chains have been broken
This street has an end
I have failed
Never will again

On your own
Deadland on
Dead and gone
Carved in stone

Words have been spoken
My chains have been broken
This street has an end
I have failed
Never will again
Par Ren - Publié dans : Ren-Zik
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Mercredi 16 juillet 2008

Dame Lys s’apprêtait à en découdre verbalement avec l’homme qui partageait sa vie, quand son corps fut parcouru par une brève vibration. Le bijou qu’elle portait à sa hanche en guise de décoration la rappelait à l’ordre. Elle se dirigea aussitôt vers sa chambre, laissant Yggturah à ses pensées.

Arrivée dans la pièce, elle ferma la porte derrière elle, puis ouvrit un des tiroirs de sa commode dorée. Passant son index dans un petit anneau accroché sous le bois surplombant le tiroir, elle tira un coup sec vers le bas et déboîta une petite planche de laquelle glissa une bourse de velours pourpre.

Par réflexe, elle jeta un regard autour d’elle, puis ouvrit la bourse et en sortit un poudrier en or. Lorsqu’elle appuya sur l’excroissance métallique qui ornait le gond du poudrier, le couvercle se souleva et l’image d’un homme apparut magiquement sur le miroir.

‘Désolé de vous importuner, Ma Dame, mais j’ai une information capitale à partager avec vous. Le petit voleur est entré dans le palais avant que la pluie ne tombe et y est à présent retenu par Do’Endor. Il semblerait qu’il s’apprête à le présenter à Carien. Si vous désirez une intervention de notre part…

- Non, pas pour l’instant. Le hasard peut bien faire les choses. Débarquer là-bas confirmera les doutes de Carien. Et si Roshynn reste entre ses mains malgré tout, nous sommes perdus.

- A vos ordres, Ma Dame. Mais nous restons prêts à agir. Au revoir.

- Au revoir.’

 

Roshynn et son hôte entrèrent dans une vaste salle richement décorée. Un gigantesque tapis rouge s’étalait de la porte d’entrée jusqu’au trône en or massif qui lui faisait face, des dizaines de mètres plus loin. De-ci de-là de larges piliers de marbre blanc soutenaient des voûtes qui pointaient à perte de vue, des tentures rouges et or pendaient sur les murs et de massives mosaïques d’opales de différentes couleurs, représentant les scènes clés de la vie de Carien, ornaient les espaces vides. Au milieu de la salle, une grande table de marbre se dressait, décorée par de multiples chandeliers et une maquette de Cariena, protégée par ses Fondations. C’était la première fois que Roshynn pouvait voir à quoi ressemblait sa ville natale depuis l’extérieur. Arrivés à hauteur de la reproduction, son accompagnateur l’abandonna pour se diriger vers une sorte de barrière magique, dont la texture ressemblait étrangement à celle des Serres, placée derrière le trône. Roshynn en profita pour observer la maquette.

Cette dernière était tellement bien réalisée, qu’il lui sembla plusieurs fois en voir les personnages s’animer. Mais elle lui permit surtout de voir sa cité sous un angle différent.

Sous la maquette, en guise de sol, reposait une carte ancienne des Terres Pourpres. C’est avec l’aide de cette dernière qu’il réalisa que le cimetière actuel de Cariena était en fait les ruines de l’ancienne Cité d’Opale. Carien avait fait déplacer le cœur de la ville de cinq cent pas vers la côte, au sud-ouest, afin de l’éloigner de La Plaie, et avait laissé l’ancienne cité à l’abandon. Au nord-ouest de la nouvelle ville, il avait fait construire plus tard son Palais Royal, des années de travaux pour une bâtisse aussi faste qu’immense. Puis il fit développer des cultures diverses sur les champs séparant l’ancienne cité et le Palais, et une école derrière le cœur de Cariena, dans le prolongement de cette dernière avec feu la Cité d’Opales.

Lorsque, des années plus tard, le Fléau avait fait son apparition et commençait à asseoir son règne sur la majorité des Terres Pourpres, Carien instaura les Fondations. Il fit donc construire, à espaces réguliers autour des ruines de l’ancienne cité, de Cariena, du Palais, de l’école, et du champ de culture, de gigantesques pylônes, armatures de métal si hautes qu’elles semblaient toucher le ciel. Il en fit installer le long du chemin reliant les ruines à Cariena et délimita aussi un nouveau champ de culture, symétrique à l’ancien, par-delà ce même chemin. Une fois toutes ses Fondations installées, l’espace de la Nouvelle Cariena était arrêté. Ceci fait, devant l’incompréhension totale de ses citoyens, Carien mit en route cette machine si complexe que sont les Fondations.

Des armatures métalliques surgirent des ponts de lumière qui les joignirent les unes aux autres. Les entrelacs magiques se densifièrent suffisamment pour créer des simulacres de bulles violacées qui recouvraient chaque partie de la nouvelle cité, et qu’on surnomma plus tard ‘Serres’, par leur capacité à retenir toute chose vivante à l’intérieur, ou à l’extérieur, de chacune d’elles. Malgré les avertissements du Roi et de sa garde, certains y laissèrent leurs doigts, ou d’autres membres, alors qu’ils tentèrent de traverser les bulles comme si elles n’avaient pas existé.

Les architectes royaux décidèrent donc d’ajouter aux pieds des Serres des arbustes et des plantes en nombre suffisant pour retenir les habitants loin des bulles. Le temps passant, tout un chacun apprit qu’il ne pouvait pas s’en approcher sans risque, mais que cette création mortelle était là pour protéger les citoyens des dangers alentours et d’un Fléau si grand qu’elle en devenait la seule protection valable.

Les Carienii cohabitent à présent parfaitement avec cette étrange et mortelle bulle protectrice, au point que la cité vive maintenant en totale autarcie.

Si les rumeurs sont vraies, il ne reste des humains vivants qu’en Cariena. La propagation du virus aurait atteint voilà des années déjà les côtes des Terres Pourpres, et aurait depuis longtemps décimé les elfes de Brisecolline, dans la forêt maintenant morte de l’est, les marchands de la Baie du Croissant au nord-ouest, les humains de feue la cité rivale de Cariena, Heurtombre, située entre Cariena et la Baie du Croissant, et certainement même les géants des Monts Rochesombre, au nord. Aucun être vivant, même animal, n’a pu résister au Fléau. Seuls certains végétaux ont pu perdurer, après d’étranges mutations les rendant tous impropres à la consommation.

Même la Mine d’Opales, propriété de Cariena, et située non loin au sud-est de la ville, a été abandonnée à son triste sort. Après des années fastes où la vente d’opales, dopée par les divers travaux que les Venoziens effectuaient en s’en servant de décorations, avait amené une fortune immense à la cité, la destruction du village de forgerons lors de la Grande Bataille avait fortement diminué l’intérêt porté à ces gemmes. Les on-dits racontent même que certaines créatures monstrueuses auraient fui le Fléau en se cachant dans la mine, et que c’était la raison majeure pour laquelle Carien décida d’oublier cette dernière.

Sur la carte géante sous la maquette, Roshynn pouvait voir de grosses croix rouges sur les villes atteintes par le Fléau.

Il ne restait plus grand chose d’accessible sur les Terres Pourpres, et plus grand chose à y faire, si ce n’était rester sagement en Cariena. Non loin de la Plaine du Jour, toujours sur la carte, un rubis de bonne taille se tenait de toute sa hauteur sur un petit socle de bois, rubis que Roshynn regardait avec curiosité.

‘C’est ce que nous avons trouvé de plus ressemblant. Et il est presque à l’échelle…’

La voix venait de la droite de Roshynn, du trône, et était particulièrement différente de celle de son hôte, plus pédante, plus froide, mais aussi plus déterminée. Lorsque le jeune homme se retourna et croisa le regard de son interlocuteur, il sut tout de suite à qui il avait à faire.

Alors il posa un genou au sol, se pencha légèrement sur sa jambe pliée, puis baissa la tête en accompagnant son geste d’un ‘Votre Altesse…’

Par Ren - Publié dans : Ren-Textes
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Mardi 8 juillet 2008
] J'aurais voulu être bien dans ma peau
Pour que tu aies envie d'y entrer

Pardonner,
C'est croire encore que le meilleur reste à donner.

De bon et de malgré,
Je saurai tenir le coup

Je crois...

Il n'y a plus rien de magique,
Sans toi, rien de bon [
Par Ren - Publié dans : Ren-Textes
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Lundi 7 juillet 2008
Ce post ne va pas être emprunt de joie et bonheur, mais il faut que j'avance là-dessus, ça me cause des soucis annexes dans ma vie privée. Et encore plus dans mon état actuel, les vacances aidant, je m'emmerde comme un rat mort dans une piscine vide.
Et donc je ressasse. Et donc je rumine.
Et donc ça macère.

2001 fut pour moi une année pourrie. Pas de travail. Plus d'études. Pas de vie sentimentale. Personne sur qui me reposer et m'épancher un peu dans mes déboires. A l'époque j'ai touché le fond (de ma piscine, sans petit pull, sans rien).
Pourtant j'étais un "gamin". J'avais 23 ans. Tout devant moi, du moins toute ma vie. Mais je pédalais dans la semoule. Je n'arrivais plus à rien. D'un jour à l'autre, lorsque je relisais ce que j'avais écrit, ou lorsque je regardais ce que j'avais dessiné, je n'y voyais que le néant. Rien. De la perte de temps totale. J'ai perdu à cette époque une grande partie de ma confiance en moi.
Et j'ai voulu y mettre fin.
J'ai tenté d'y mettre fin.

Je n'avais personne pour retenir mon bras, ni mon âme. Ma famille était constament absente, mes amis étaient loin. Trop loin.
De toute façon lorsque mes parents étaient là, c'étaient pour me rabaisser encore plus. Donc ils étaient mieux absents.
La compilation de plusieurs choses a fait que je n'avais plus aucune attache. Et aucune envie d'en avoir.
Alors j'ai voulu régler le problème. Rien ne me retenait.

Et finalement je n'ai pas trouvé le courage. Ou en tous cas quelque chose m'en a empéché au dernier moment. Et ce quelque chose c'est qu'à lépoque, dans l'ennui complet, je me suis replongé dans mes comics. Et l'envie est revenu.
Ma Muse, à l'époque, est revenue.
Et j'ai produit pas mal à ce moment.
Et cette Muse je l'ai retrouvée dans les travaux de Michael Turner.

Grâce à eux, j'ai mis de coté cette détresse qui me harcelait, et j'ai trouvé une raison de rester.
Un moment en tous cas.

Et puis la fin de l'année 2001 a été encore plus atroce que le reste. Pour les mêmes raisons. Mais je m'accrochais à ce que j'avais retrouvé. Quand, après une crise puérile, mon père m'a explicitement fait comprendre "qu'il allait brûler mes BD pour que je serve enfin à quelque chose", alors mon sang n'a fait qu'un tour.
Et je suis parti. Dans la nuit. Avec mes comics. Parce qu'il n'était pas question que je lui laisse ma Muse.

2002 commence donc sur les chapeaux de roue. Mes parents mettent deux bonnes journées à s'apercevoir de ma disparition. Peu m'importe.
Je vis une relation sentimentale agrémentée de squat chez la personne en question, et elle finira mal, dans les mensonges, la tromperie, et la malhonnêteté. Mais je prendrais sur moi pour l'après.
Et je pars pour Paris. Malheureusement, je pars à la base pour quelques jours, ou semaines, et seul, sans mes comics. Et entre temps, la pute (car il n'y a pas d'autres mots) avec laquelle je serai sorti disparaitra dans la nature, avec mes affaires jetées à la poubelle.
Sans rien me dire.
Au moins je l'aurais appris par des connaissances communes avant de retourner là-bas. Et d'avoir la surprise.

Alors je décide de rester sur Paris, et de reprendre ma collection là où je l'avais arrétée. Et je me suis dis que, plus tard, quand j'aurai un boulot stable, je pourrai me préoccuper de ce que j'avais perdu.
Mais à mon corps défendant, rien ne se passe comme j'aurais voulu dans ma tête, et les envies de ne plus avoir envie reviennent.
Et là je passe à l'acte. Enfin. Histoire d'être débarrassé de cette aura de merde.

Aura tellement pourrie que finalement je vais me rater (on s'en sera douté). Même pas sauvé par autrui, juste raté.
Comme une merde ça aussi.

Et c'est là que tout va s'embrayer.
A l'époque mon site était le seul existant et complet sur Michael Turner et ses travaux. Et à cette époque Michael Turner va décider de partir de chez Topcow pour créer sa propre boîte. Et ça ne se fera pas sans heurts, l'ancienne boîte voulant garder ses créations, les seules lui rapportant assez de tune pour survivre à elle aussi.
Et Turner et son équipe trouveront un seul porte-voix, mon site, et donc moi.
Et ils ont tous vite compris que j'avais une grande gueule qui faisait facilement mouche. Et mal.
Toujours est-il qu'à l'époque il y a eu une fission entre les lecteurs de chez topcow, et pas mal m'ont suivi, et donc suivi Michael Turner sans aucun remord et regard en arrière.
Et lui et son équipe y ont trouvé le support suffisant pour se relancer.
Et par là même, moi aussi. Pour la confiance qu'on m'a accordée. Et pour la réussite qui en a découlé.

Et donc à l'époque, j'ai trouvé la force de surmonter ma faiblesse. Et, juste au cas où elle risquait de frapper de nouveau, je me suis fait une promesse, seule garantie contre une probable rechute :
Quelque soit mon état, quelles que soient mes peurs, je ne descendrais plus jamais aussi bas avant d'avoir terminé la collection complète des travaux de Turner.
Ca peut paraître très bête, mais il était tellement productif que je savais d'avance ne pas prendre de risques avant sa retraite.

Parce qu'à l'époque, il venait à peine d'apprendre pour son cancer des os, et qu'à l'époque les soins étaient estimés suffisants pour l'en débarrasser.
Parce qu'à l'époque, il ne faisait pas de graves rechutes constantes. Et ce tout en n'en parlant jamais vraiment, en ne se victimisant pas avec.
Parce qu'à l'époque il n'était pas mort, et donc pas contraint à ne plus rien produire.
Parce qu'à l'époque il était mon rêve et, oui, ma raison de vivre.
Parce qu'inconsciemment, il avait toujours été là quand j'étais plus bas que terre, et qu'il m'avait relancé sans le savoir.
Parce que c'est en voulant protéger ce que j'avais de lui, ce qui m'inspirait, que j'ai quitté ma famille et que j'ai pu me construire.
Parce qu'en fait, c'est uniquement gràce à lui que j'ai pu vivre.

Et forcément, son décès, plus que la perte d'une simple idole, c'est vraiment la perte d'une partie de moi. Malheureusement une partie importante, 10 ans de ma vie à le suivre, 7 à m'en inspirer, à le respecter.
Et à me retrouver, à me reconstruire, grâce à lui.
A survivre, grâce à lui.

Donc oui, en ce moment, une semaine et demie après, j'ai toujours mal. Moins que les jours suivants, mais encore. Quand j'allume mon PC, j'ai du Turner en fond d'écran. J'ai mon site à mettre à jour. Ma collection à continuer malgré tout. Et les emails de fans qui passent par moi pour exprimer leur douleur. Des français, des américains, des anglais, des espagnols, des allemands, des asiatiques.
Etrange de voir comme tout le monde peut être uni dans la douleur.
Et moi j'encaisse.
Et ça a des répercussions sur mon comportement, mon mental, et ma vie privée.
Et de son coté la personne que j'aime a subit bien pire. Et j'essaie d'être là pour ses problèmes. Et les miens me font honte à coté et donc je n'ose pas lui en parler.
Et moi j'encaisse.
Et ça me ronge tout autant.

Et j'ai peur que ça pète et que ça fasse comme avant.

Parce qu'en ce moment, j'ai l'impression d'être de nouveau complètement seul.

Et Turner ne sera plus là pour me sauver par surprise.

Et moi j'encaisse.
Par Ren - Publié dans : Ren-Infos
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Dimanche 29 juin 2008
Le 27 juin dernier s'est éteint, à 37 ans, Michael Turner, un grand dessinateur de comics et un grand homme qui aura lutté 8 ans contre un cancer lui ayant fait perdre sa hanche droite et 40% de son pelvis.

C'est dans ses oeuvres que j'ai souvent trouvé de l'inspiration et, dans sa lutte constante, la force de continuer lorsque j'étais plus bas que terre.

Malgré toutes ses souffrances, il gardait constament le sourire, et ce bien qu'on pouvait lire sa douleur dans ses yeux.

C'est une partie de moi qui s'en est allée. 10 ans de ma vie qui sont remis en cause.

Mais c'est aussi une formidable occasion de reprendre de l'élan, et de lui offrir les hommages qu'il mérite.

C'est pourquoi je vais profiter des 2 mois qui viennent pendant lesquels je serai en repos forcé pour m'investir à 250% dans la première partie des Chroniques des Terres Pourpres, et une fois celle-ci terminée en proposer le tapuscrit là où je trouverai qui-de-droit.
S'il est refusé, alors tant pis, mais au moins j'aurai tenté.

Mais dans le cas contraire, je sais d'avance à qui j'en dédicacerai la préface.
Par Ren - Publié dans : Ren-Infos
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Lundi 9 juin 2008

‘Mais qu’est-ce qu’y fout ? Il a croisé une donzelle et y lui fait la cour ou quoi ?’

Viktor s’impatientait. La pluie ne cessait toujours pas et aucune trace de Roshynn autour du palais.

‘Y’a pas d’autr’endroit. Il est forcément là-d’dans. Ou il a trouvé un truc… Ou ils l’ont chopé.

- Peut-être qu’il n’est juste pas ici. Pourtant tu m’as dit l’avoir vu entrer, non ?

- Bon… p’têt’ que j’ai été un peu vite en besogne quand j’ai dit que j’l’ai vu entrer. Mais j’ai fait tout l’tour de la ville, et y’a rien d’autre où j’ai pas r’gardé.’

Grymin écarquilla les yeux avant de poser un regard coléreux sur son ami.

‘P’têt’ que t’as été un peu vite en besogne ? T’es en train d’me dire qu’tu l’as pas vu entrer, et qu’il est ptêt aut’part ? Qu’on attend comme des abrutis à r’garder tomber la flotte alors qu’il est p’têt à l’abri qu’e’qu’part ?

- C’est marrant comment j’te comprends mieux quand tu causes normalement. Sans ton accent snobinard d’humain.

- Hum…’ Grymin s’éclairci la voix. ‘Ce n’est pas un ‘accent snobinard’, nous sommes déjà assez mal vus de par notre nature, au moins parler comme les humains me permet de conserver la gestion de la taverne. Tu penses que tu y serais toujours le bienvenue si un humain s’en occupait ?

- Mouais… Et ça t’dérange pas de t’faire passer pour quelqu’un d’aut’ ? Tu crois qu’en nous mélangeant aux humains, ça revalorisera not’ race ?’

Après un silence songeur, Grymin lui répondit.

‘On ne sait même pas s’il reste quelqu’un de notre race ailleurs…’

Ce fut au tour de Viktor de répondre par un silence, puis de changer de sujet.

‘Bon, la flotte a l’air de s’calmer. On va voir s’il est là-bas ?’

 

Accompagné par l’inconnu, Roshynn se dirigeait d’un pas sûr vers la sortie du palais. Aucun garde ne faisait attention à lui, pas même en demandant à l’homme qui était le garçon mal habillé qui l’accompagnait. Celui qui l’avait surpris ne devait pas être n’importe qui. Mais cette petite balade détendue lui permettait de mieux mémoriser le lieu, au cas où…

‘Et bien nous voici arrivés jeune homme. Comme vous pouvez le voir, la pluie est un peu moins violente que tout à l’heure, mais les portes du palais sont encore fermées. Vous allez devoir attendre encore un peu.’

Roshynn pouvait voir, à travers les vitres ornant les lourdes portes de fer et d’opales, la pluie battre les pavés à l’extérieur. Demander à sortir malgré le temps serait douteux, proposer de rester près des portes en attendant que la pluie cesse le serait encore plus. Il lui fallait à présent accepter la proposition de celui qui était devenu son hôte.

Tandis que son regard était fixé à l’extérieur, il aperçu Viktor observant le palais. Il était impossible de lui faire signe discrètement. Mais l’occasion était là.

‘Je suis désolé, monsieur, mais je crois avoir vu mes amis m’attendre à l’extérieur. Je devrais peut-être les rejoindre pour qu’ils ne s’inquiètent pas ?’

L’homme regarda dehors.

‘Je ne vois personne.’ Roshynn suivit son regard. Viktor avait disparu. ‘Ils ont du se mettre à l’abri eux aussi. Allons, mon garçon, permettez-moi de vous présenter le Roi Carien. Suivez-moi.’

Roshynn se senti obligé de le suivre. Apparemment le destin avait décidé de le mettre un peu à l’épreuve. L’homme semblait constamment perdu dans ses pensées, mais ses pas étaient déterminés. Le jeune homme allait maintenant devoir profiter de tout ce qui lui était offert et, si jamais il s’en sortait vivant, donner le maximum d’informations à Yggturah.

 

‘Je suis sûre de l’avoir aperçu un instant. Mais il ne semblait pas seul.’

Grymin essayait tant bien que mal de repérer la silhouette qu’elle avait vue à travers les fenêtres du Portail. Etait-ce uniquement le fruit de son imagination, ou était-ce réel, elle n’arrivait pas à s’en persuader. Mais son instinct lui martelait que quelque chose ne tournait pas rond dans le palais.

‘Moi j’ai rien vu. Et on peut pas s’rapprocher, la flotte s’arrête pas.

- Nous devrions peut-être trouver de l’aide, quelque chose me gène. J’ai peur que l’autre mette la main sur le petit.

- L’autre ? Cette raclure de Carien ?’

Pour préparer la révolte d’Yggturah et de son groupe, Viktor s’était attelé à lire tout ce qui existait sur la fameuse Pierre de Mâal, la Source de Tous les Maux comme beaucoup l’appellent.

Il avait fini par découvrir plusieurs textes que Carien et ses acolytes avaient tenté de faire disparaître, des textes qui racontaient une autre version de la légende, dans laquelle Carien était bel et bien engagé dans la lutte contre le Démon qui avait ravagé les Terres Pourpres, mais que sa lâcheté lui avait permis de survivre au combat, là où tous ses compagnons d’armes avaient péri. Il aurait ensuite arraché la langue du démon sur son cadavre, et serait revenu dans la Cité d’Opale avec un trophée lui offrant l’adhésion et le respect du peuple, et l’obligation de monter sur le trône à la mort du Roi.

Plus tard, une prophétie lui aurait annoncé que la mort du démon engendrerait un fléau bien plus grand encore, mais qu’il était encore possible d’intervenir. Il aurait alors préféré jouer avec l’avenir pour asseoir un pouvoir plus massif sur son peuple, et aurait eu l’idée des Fondations, lui offrant le loisir de refermer l’ancienne Cité d’Opale, à présent Cariena, sur elle-même. Il était malheureusement impossible de savoir avec certitude ce qui s’était déroulé pendant la Grande Bataille, le seul témoin encore en vie étant Carien lui-même, mais Viktor avait définitivement pris parti.

‘J’pense pas qu’il l’intéresse. Rosh n’a ni pouvoir, ni argent.

- Et s’il lui donnait des informations sur les rebelles… sur nous tous ?

- Le p’tit a du cran, il préfèrera mourir qu’nous donner.

- Avec Carien, la mort n’est pas ce qui est le plus à craindre, tu sais…’

Viktor regarda Grymin du coin de l’œil, mais elle n’approfondi pas sa réflexion, et le moment n’était pas forcément le mieux choisi pour lui demander d’entrer dans les détails.

Par Ren - Publié dans : Ren-Textes
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Mercredi 30 avril 2008

Les cloches tintaient dans les oreilles du nain.

‘Si ça c’est pas les pires ennuis du monde…’

A l’abri sous un porche, Grimyn fit une moue de dépit. Les rues de Cariena se vidaient de toute leur substance, les habitants s’enfuyant vers leurs maisons ou vers l’auberge par peur de l’averse. Même s’ils devaient attendre plusieurs heures enfermés en plein après-midi, c’était toujours mieux que de se risquer sous le Fléau. Ils allaient jusqu’à barricader portes, fenêtres et cheminées, juste au cas où.

Jamais même ils ne permettraient à leurs amis ou famille d’entrer chez eux pour se protéger de l’averse une fois celle-ci sur la ville. Plutôt souffrir de la perte d’un être aimé que du virus.

‘Peut-être devrions-nous en faire autant et rester à l’auberge le temps que ça passe, Viktor ?

- C’est vrai que d’l’auberge, à trois rues d’ici, on verra bien si l’gamin sort tranquille et si y s’prend la flotte…

- Et si nous la prenons, nous ?

- Bah…’ le nain fit une pause ‘t’as qu’à y’aller. Moi j’reste pour le p’tit.’

La naine hésita une seconde.

‘Je croyais que tu ne l’aimais pas plus que ça ?

- Ouaip. Bah si y faut, j’le finirai à la hache, histoire qu’y r’commence plus. Mais pour l’moment, j’attends.’

Grymin sourit, noua un pan de tissus autour de son cou, le rabattit sur son front en guise de capuche, et choisit de rester avec son ami en s’enfonçant encore plus à l’abri sous le porche.

 

Il était là, sous ses yeux depuis quinze bonnes minutes, mais il n’y avait pas fait attention avant de se retrouver nez à nez avec ce qu’il avait vu le matin.

Dans un renfoncement du mur, comme il y en a tous les deux mètres environ, le contemplait de toute sa hauteur le portrait d’une femme, vêtue d’une longue tunique violette, la tête et une partie du visage recouverts par un voile. Seuls ses yeux étaient découverts, mais la peinture était bien trop abîmée pour permettre au voleur d’en voir ne serait-ce que la couleur. Sous ses pieds, et derrière elle, tout le décor n’était constitué que d’entrelacs calligraphiés et de symboles étranges rehaussés de dorures. Parsemés ça et là, à l’encre noire, quelques animaux exotiques représentés succinctement, tels d’autres symboles stylisés, finissaient de dominer l’étrangeté de la peinture. Rien qu’à la contempler, Roshynn sentait sa tête tourner.

Au milieu de ce capharnaüm d’images, un énorme symbole doré ornait la toge de la femme, au niveau de sa poitrine. Un S couché, aux deux extrémités semblant vouloir se rejoindre à travers la lettre. La même image que dans les textes liés au Livre des Révélations.

Sur une petite plaque de marbre noir, sous la peinture, était gravé un titre dans les rainures duquel de l’or pur avait ensuite été coulé, comme de coutume pour les portraits des Prestigieux : ‘Sil’Al’.

Une main se posa sur l’épaule de Roshynn.

‘J’espère pour vous que vous êtes perdu…’

 

Une pluie fine mais constante continuait de battre toits et pavés en Cariena. Yggturah regardait l’horizon par la fenêtre, appuyé par l’épaule contre le mur, et le regard perdu dans les limbes de ses interrogations.

‘Il est trop tard, ou trop tôt, pour se demander ce qui leur est arrivé, Ian. Pour le moment tu ne peux qu’attendre. Il ne sert à rien de te morfondre ainsi.’

Le guerrier tourna à peine le visage vers son interlocutrice, juste de quoi supporter sa phrase à venir d’un regard en coin lourd de sous-entendus et de dédain.

‘Et qu’es-tu pour savoir ce qu’il faut, ou faudrait, dire, faire ou penser ? Une Visionnaire ?

- …’

L’absence affichée de diplomatie et de considération de la part de son amant blessa profondément Dame Lys. Alors elle trouva qu’il faisait bien froid dans le salon, et qu’il était peut-être temps pour elle de souffler sur les braises de la discorde pour se réchauffer un peu.

 

 ‘Parce que si vous n’êtes pas perdu, il va falloir m’expliquer ce que vous faites ici jeune homme.’

Roshynn n’eu besoin que d’une seconde pour trouver ce qui lui semblait être une excuse plausible. Il broderait autour si l’homme s’avérait trop soupçonneux.

‘Je suis désolé, monsieur, je ne savais pas que c’était interdit par ici. J’étais, euh… juste venu au palais en espérant voir le Roi. En attendant je me suis promené dans le palais et, euh… je suis arrivé ici.’

Roshynn évitait de trop soutenir le regard de l’homme, il préférait donner l’illusion de la soumission pour paraître inoffensif.

L’homme tapota sur l’épaule du jeune homme. La grande manche évasée de ses atours carmins aux bordures d’or flottait au gré de ses mouvement saccadés. Sa voix était douce, suave, et plutôt agréable à l’oreille.

‘Je suis étonné qu’aucun garde ne vous ai empêché d’arriver jusqu’ici. L’intrusion de ce matin aurait du les rendre plus vigilants pourtant. Peut-être avez-vous été trop indiscret pour être malhonnête. Quoiqu’il en soit je vais devoir vous raccompagner à la sortie. Bien sûr, s’il pleut toujours, vous serez libre de rester à l’intérieur le temps que les rues de Cariena soient plus sûres.’ Roshynn hocha la tête.

L’homme fit une pause puis leva les yeux au ciel un court instant, enfin il les reposa sur l’intrus.

‘Mais j’y pense, vous vouliez apercevoir le Roi. Que diriez-vous de le rencontrer ?’

Dans les veines du jeune voleur, le sang ne fit qu’un tour. Rencontrer le Roi, Carien, voilà une opportunité rare, mais à double tranchant. D’un coté il aurait peut-être la possibilité de soutirer quelques informations, de l’autre il pouvait très bien s’agir d’un piège. Les rumeurs racontant que Carien se nourrit de la chair d’enfants et de jeunes humains pour prolonger sa vie pourraient très bien être fondées.

Malheureusement, un carienii voulant rencontrer le Roi en personne ne fuirait jamais devant une telle opportunité. Les nombreux soupçons du Roi quant à de probables groupes de dissidents l’avaient rendu bien moins accessible qu’auparavant.

‘Ce serait vraiment un grand plaisir, monsieur, mais il se fait tard et je ne voudrais pas être un poids pour la cour…

- Soit. Alors je vous raccompagne à la sortie et, s’il pleut toujours, je serai votre hôte. Cela vous va-t-il ?’

Roshynn sentait les mâchoire d’un piège se refermer sur lui, mais il ne pouvait pas refuser sans risquer d’attiser le doute en son interlocuteur. Parant son visage d’un sourire feint, il hocha la tête.

Il ne lui restait plus qu’à espérer une accalmie à l’extérieur.

Par Ren - Publié dans : Ren-Textes
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Samedi 5 avril 2008
Il y a quelques jours, je vais à la Fnac des champs élysées, chercher des cadeaux pour deux emmerdeurs nés le même jour (le 2 avril) et en arpentant les différents rayons, arrivés à la musique française, je tombe sur un CD dont la pochette est plutôt joli et qui coûte la modique somme de 9€99. Impossible d'écouter le dit-CD, mais voilà, il me plait, et je suis né en Octobre, et j'aime bien Emily Bronte, donc j'achète.
Une fois arrivé chez moi j'écoute l'album, et finalement, plus je l'écoute (c'est à dire tous les jours pour au moins 3 chansons), plus j'apprécie. Plus j'aime.

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Par Ren - Publié dans : Ren-Zik
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